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Blanquer ministre de l’Education nationale : au secours, Sarkozy revient !

Blanquer ministre de l’Education nationale : au secours, Sarkozy revient !

Deux pour le prix d’un. Deux articles de B Girard publiés sur Questions de classe(s) http://www.questionsdeclasses.org dans le but de lancer le débat et de mieux connaître notre nouveau ministre.

Nous reproduisons ici le premier et vous laissons découvrir le second:

Si l’on considère la nomination d’un ministre comme un signal fort, alors celle de Blanquer à l’éducation est incontestablement un très mauvais signal. Car l’homme n’est pas un inconnu : comme recteur de l’académie de Créteil de 2007 à 2009 puis, surtout, comme directeur général de l’enseignement scolaire de 2009 à 2012, il a occupé les plus hautes fonctions dans l’EN à une époque que l’on peut considérer comme l’une des pires de l’histoire de l’enseignement : les années Sarkozy. On ne parle pas ici simplement de la suppression de dizaines de milliers d’emplois qui ont marqué la période mais du fait que Blanquer, par son dogmatisme, par sa méconnaissance certaine d’un domaine où les clichés lui suffisent, par sa brutalité, son refus du débat, a largement contribué à déstabiliser lourdement un système éducatif qui n’en avait pas besoin.

Parmi ses titres de gloire, on citera en vrac : la suppression de la formation des enseignants (à qui il suffisait de distribuer un DVD pour leur expliquer comment faire leur travail…), la mise à mal de l’éducation prioritaire, la promotion de méthodes simplistes et caricaturales d’enseignement (point de salut hors de la syllabique), les désastreux programmes 2008 de l’enseignement primaire mais aussi des créations ubuesques dont il est manifestement très fier, comme les ruineux internats dits « d’excellence » (dont le principe consiste à prélever les meilleurs élèves des établissements défavorisés pour les rassembler à l’écart du menu peuple des collèges) ou encore les ERS (établissements de réinsertion scolaire conçus comme des lieux mi-d’enfermement mi-d’éducation pour des élèves qualifiés de « perturbateurs ») , gadgets typiquement sarkozyens, tellement coûteux et inutiles qu’ils ne lui ont pas survécu.

Avec Blanquer, c’est incontestablement un représentant de la droite dure qui prend la tête de l’EN, avec un programme qui, dans ses grandes lignes, ne diffère guère de celui qui était envisagé par le candidat Fillon… qu’il a d’ailleurs fidèlement servi de 2007 à 2012. Un personnage clivant, perpétuellement dans le conflit, incapable d’écouter : la société apaisée, réconciliée, vantée par Macron ne passera sûrement pas par l’école.

En 2014, Blanquer avait précisé ses conceptions dans un bouquin modestement intitulé L’école de la vie. Voir l’analyse du Café pédagogique.

Le second article est à lire ici: http://www.questionsdeclasses.org/?SOS-education-ultraliberal-anti-syndical-et-anti-pedago

SOS éducation : ultralibéral, anti-syndical et anti-pédago

Un article des Inrocks nous signale que l’entretien du nouveau ministre Jean-Michel Blanquer accordé à la très droitière association SOS éducation a étrangement disparu de leur site après la nomination officielle du ministre… L’occasion de reposter ici l’article de 2011 sur cette association…

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